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Isabelle Joschke boucle hors course son tour du monde !

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24/02/21
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Isabelle Joschke boucle hors course son tour du monde !

Elle l’a fait ! Mercredi 24 février à 11h 35 minutes et 5 secondes Isabelle Joschke a rallié le port des Sables-d'Olonne, bouclant ainsi son premier tour du monde. Hors course depuis le 9 janvier, la skipper MACSF tenait à terminer symboliquement le parcours du Vendée Globe après une escale contrainte de 12 jours au Brésil pour réparer son IMOCA. Le public était au rendez-vous à son entrée dans le chenal et c’est avec joie et émotion qu’elle a retrouvé son équipe, ses proches et ses partenaires présents pour l’accueillir. De retour à terre, Isabelle livre ses premières impressions sur son parcours et témoigne avec fierté de son aventure fraîchement achevée.

Je n’ai pas gagné le Vendée Globe, mais ce que j’ai gagné c’est énorme. J’ai l’impression de m’être vue telle que je suis. - Isabelle Joschke

Boucler la boucle  

Le Vendée Globe c’est faire le tour du monde, avec Les Sables-d'Olonne comme port de départ et d’arrivée. Et ce défi, Isabelle était bien décidée à le relever ! C’est pourquoi, aussitôt l’IMOCA MACSF réparé, la skipper était déterminée à reprendre la mer en direction de Port Olona.

"C’était très important de finir ce tour du monde. En fait, je n’ai pas pris la décision tout de suite. J’ai eu beaucoup d’émotions dans tout ce tour du monde et notamment au fil de mes avaries mais quand j’ai décidé de terminer, c’est devenu une évidence ! C’était tellement important de boucler cette histoire, de lui donner tout son sens et aussi de me relever, parce que c’est sûr que le Vendée Globe, ce n’est pas toujours drôle. Il y a des moments de grâce et des moments de désespoir. Je voulais montrer que je pouvais repartir, et aussi que tout ça n’a pas tant d’importance que ça. C’est aussi un acte d’humilité et c’était vraiment important”. 

“J’ai rencontré le pire comme le meilleur de moi-même” 

Une fois l’émotion des retrouvailles passée, Isabelle est revenue à chaud sur les épreuves traversées pendant les 108 jours de son aventure du Vendée Globe, aussi belle que semée d’embûches.  

“J’ai rencontré le pire comme le meilleur de moi-même. C’est un peu comme un miroir grossissant de qui j’étais dans les situations difficiles, avec des réactions à chaud, mais aussi ma capacité à rebondir et de trouver l’énergie pour réparer.  

Dès le début de cette course, ce n’est pas parti comme je le voulais. Je me suis fait violence pour ne pas me laisser tirer vers le bas, pour ne pas avoir peur. Il a fallu revoir en permanence mes attentes. A chaque fois une remise en question. Puis je me suis retrouvée dans la capacité à me donner à fond, à faire de belles trajectoires et à être de nouveau dans le match”. 

Isabelle ajoute : “Ce premier tour du monde a été une rencontre avec moi-même. Mais surtout, qu’est-ce que j’en ai bavé ! Ça a été incroyablement dur, plus que ce que je pensais. C’est dur pour les nerfs, pour le moral, très dur physiquement. À un moment donné, je sentais que j’étais au bout de ce que je pouvais donner physiquement. Et puis il y a quelques moments magiques ! Il n’y en a pas tant que ça, mais ils sont tellement précieux !” 

 Une expérience humaine 

Le Vendée Globe est une course éprouvante mais aussi une belle aventure humaine. Isabelle l’a expérimenté pendant ce Vendée Globe grâce notamment aux messages de soutien qu’elle a reçus à la suite de son abandon.  

“Le regard de mes pairs est important, ça m’a beaucoup réconfortée de lire le message de Jean [Le Cam] quand j’ai abandonné. Le regard des autres permet d’acter ce qu’on a fait. Je suis exigeante avec moi-même. Ça n’aide pas toujours à voir ce qu’on a accompli. Les messages m’ont aidée”. 

La navigatrice a pu compter sur le soutien de Boris Hermann et Samantha Davies avec qui elle a été en contact régulier pendant la course. Elle a ensuite fait route avec cette dernière, en communication régulière, pour remonter vers les Sables-d'Olonne. Isabelle a même eu la surprise d’être accueillie à son arrivée par les skippers Jean Le Cam, Manuel Cousin et Miranda Merron.  

La fin d’une aventure  

L’arrivée à Port Olona et la remontée du chenal marque la fin d’une aventure personnelle et collective intense pour Isabelle Joschke et tous les acteurs du projet. 

“Ce Vendée Globe reflète tout le projet. Un condensé de tout ce qui a été vécu pendant ces années. On est repartis, on a trouvé un super sponsor qui nous a donné toute sa confiance, notre équipe était de plus en plus soudée. Je me sentie à chaque coup dur un peu plus forte. Je n’ai pas gagné le Vendée Globe, mais ce que j’ai gagné c’est énorme. J’ai l’impression de m’être vue telle que je suis”. 

La skipper MACSF conclut : “Pour l’instant j’ai envie de me poser sans me projeter, de goûter le plaisir d’avoir accompli ce que j’ai réalisé. Je suis fière car je suis vraiment allée au bout de moi-même. Je pense avoir donné le meilleur de moi-même. J’ai envie de profiter de mes amis, de mon équipe, de mes partenaires, mais aussi de sentir l’immobilité sous mes pieds !” 

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