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Vendée Globe : Isabelle Joschke se confie aux collaborateurs du groupe MACSF

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25/03/21
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Vendée Globe : Isabelle Joschke se confie aux collaborateurs du groupe MACSF

"Ça m'a fait très plaisir de savoir que vous étiez derrière moi, vous les collaborateurs MACSF. Je voudrais remercier tout le monde, du fond du coeur". C’est avec ces mots qu’Isabelle Joschke a ouvert la conférence qui s’est tenue à distance le 24 mars avec les collaborateurs du groupe MACSF.

J’ai plus de ressources que je ne pense. Et peut-être que si j’y croyais encore plus, j’y arriverais encore mieux. C’est avec cette grande leçon que j’ai envie de sortir de ce Vendée Globe.

Durant une heure, les collaborateurs MACSF ont pu échanger de manière privilégiée avec la skipper MACSF qui n’a rien caché de son aventure Vendée Globe : gestion du sommeil, repas, peur et émotion…
Les collaborateurs ont pu poser toutes leurs questions en direct, auxquelles Isabelle a répondu avec sincérité. Elle a partagé des informations inédites aux collaborateurs MACSF, très attentifs et impressionnés par la détermination et le courage de la skipper.

 

D’où tiens-tu ces compétences en bricolage? Marie-Christine, conseillère technique

Je n’ai pas vraiment eu de formation. Mais quand j’ai commencé dans la course au large, avec un Mini 6.50, je n’avais pas de budget. Je devais préparer le bateau moi-même, et c’est en le préparant, en sollicitant de l’aide auprès de professionnels, d’autres skippers, que j’ai beaucoup appris. Quand on fait de la course au large, on est obligé d’apprendre à réparer car on rencontre des avaries, cela fait partie du sport, quel que soit le bateau ! On apprend donc avec les différentes expériences.

S’ajoute à tout cela l’adrénaline, qui elle donne beaucoup d’imagination et d’élan pour trouver des solutions. J’ai rencontré des situations pour lesquelles je me disais, au premier abord, que je ne trouverai pas la solution. Mais, dans ces cas-là, elle vient vite, car on fait face à une telle urgence et un besoin de sortir de là, qui fait qu’en un instant, les idées fusent. C’est dans ces épreuves que je grandis.

 

As-tu eu peur ? Odile, responsable pôle régional

Oui ! Beaucoup de peur se sont manifestées plutôt sous forme de stress, avec clairement de la peur derrière. Je pense notamment au moment après le naufrage de Kevin Escoffier. J’étais dans le sud et je commençais à accélérer, le bateau identique à celui de Kevin enfournait dans la vague, et là je me suis que je pouvais être la prochaine à vivre ce type d’avarie grave.

J’ai eu peur aussi après mon abandon ; je me suis retrouvée dans la tempête avec la quille qui basculait. Le bateau s’est couché, je me suis blessée à la main. J’ai eu la crainte que l’IMOCA se retourne. Cette nuit-là, j’ai vraiment eu peur, j’ai préparé mon matériel de survie, je me suis demandée comment ça allait se terminer.

Il y a donc eu différentes peurs avec différents niveaux de stress durant cette aventure. Mais il y a aussi une part de moi qui a toujours gardé la foi et qui a cru en ma chance. Et au final, c’est ce qui s’est passé, tout n’a pas été parfait, mais cela s’est bien terminé.
La peur fait partie du chemin, je suis partie avec des Sables d’Olonne au départ du Vendée Globe car je ne savais pas dans quoi je me lançais. La première semaine, quand je regardais le chemin qui me restait à parcourir, j’avais le ventre qui se serrait. Ces peurs font partie des bagages et j’ai dû apprendre à les surmonter. Durant ce Vendée Globe, malgré ce stress, je n’ai pas la sensation d’avoir ralenti malgré la peur et j’en suis satisfaite.

 

Quels enseignements tires-tu de cette belle et difficile aventure sur le plan personnel et sportif ? Karine, juriste

Il y en a plein ! Mais ce que je retiens, c’est une grande confiance en moi. Je ne pensais pas avoir les ressources, ni le matériel pour réparer certaines avaries, et au final cela s’est toujours bien passé, j’ai eu l’occasion de revenir dans la flotte. J’ai appris que j’ai plus de ressources que je ne pense. Et peut-être que si j’y croyais encore plus, j’y arriverai encore mieux. C’est avec cette grande leçon que j’ai envie de sortir de ce Vendée Globe.

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