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[Interview] Isabelle Joschke reprend la compétition avec la Guyader Bermudes 1000 Race

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05/05/22
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[Interview] Isabelle Joschke reprend la compétition avec la Guyader Bermudes 1000 Race

Après une année 2021 marquée par la compétition en duo, Isabelle Joschke s'apprête à prendre le large pour une nouvelle saison, en solitaire. Le clap de départ sera donné avec la Guyader Bermudes 1000 Race, dont la troisième édition se tiendra au port de Brest, le dimanche 8 mai 2022. Enthousiaste à l’idée de reprendre la navigation à bord de l’IMOCA MACSF, la skipper se confie sur son ressenti et les enjeux de cette première course.

“Cela me plaît de retrouver mon bateau et l’océan juste pour moi. C’est vraiment une autre façon de naviguer. C’est beaucoup plus fatigant, beaucoup plus engageant mais c’est aussi plus challengeant alors je suis très contente.”

Isabelle, comment vous sentez-vous à la perspective de reprendre la compétition ?

Je suis contente de reprendre la compétition. Je n’ai pas beaucoup navigué depuis le mois de décembre, depuis le retour de la Transat Jacques Vabre. Autant j’ai eu une année très chargée en 2021 – car j’ai beaucoup navigué entre la fin du Vendée Globe et la saison en double – autant là je me suis bien reposée. 

 

Comment appréhendez-vous cette saison, en solitaire, après une saison 2021 en duo ?

En fait, c’est aussi cela qui me motive. J’ai trouvé ça bien d’avoir une année en duo après le Vendée Globe, le temps de m’en remettre. Maintenant que je me suis bien reposée, je suis contente de reprendre en solo. Cela me plaît de retrouver mon bateau et l’océan juste pour moi. C’est vraiment une autre façon de naviguer. C’est beaucoup plus fatigant, beaucoup plus engageant mais c’est aussi plus challengeant alors je suis très contente. Il y a aussi un peu d’appréhension car je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’entraîner avec la fin de chantier. Depuis fin mars, il n’y a pas eu beaucoup de sessions d’entraînement toniques et je sens que je dois encore retrouver mes marques. 

 

Avez-vous déjà participé à la Guyader Bermudes 1000 Race ? 

Je n’ai jamais participé à la Guyader Bermudes 1000 Race, c’est une première pour moi. Ce qui est sûr, c'est que je connais bien le parcours parce qu’il est similaire à celui de la Solitaire du Figaro et que je l’ai traversé de nombreuses fois. C’est hyper intéressant du point de vue de la navigation, de la stratégie et de la tactique. On voit du paysage, c’est plein d’action, mais en même temps, en IMOCA, les manœuvres sont plus fatigantes et prennent davantage de temps. C’est quelque chose que j’aime et que je redoute à la fois, surtout qu’il s’agit de la première course de la saison.

 

Quels sont les enjeux de cette première course ?

L’enjeu premier est d’engranger des milles pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe et ensuite pour le Vendée Globe. Mon enjeu personnel est de retrouver tous les automatismes du solitaire. Pour l’équipe, il s’agit de terminer la préparation du bateau à temps. C’est une grosse remise en route qui nous oblige à être prêts car cette course est à la fois petite et grande : 1 200 milles ce n’est pas rien.

 

Sur les 24 skippers prévus sur la ligne de départ de la Guyader Bermudes 1000 Race, 2 sont des femmes, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Cette année est une année très particulière. Samantha Davis, par exemple, ne va pas courir car son bateau n’est pas prêt. Miranda Merron et Alexia Barrier, deux participantes du Vendée Globe, n’ont pas retrouvé de sponsor pour repartir. Donc la faible participation féminine à la Guyader Bermudes 1000 Race s’explique notamment par cette conjoncture, mais pas seulement. Cela nous ramène à l’éternelle question de la place des femmes dans la course au large, car les femmes qui se sont engagées et qui ont fait carrière dans ce métier sont peu nombreuses. Le Vendée Globe attire parfois des coureurs qu’on ne voit pas sur d’autres circuits mais ce n'est pas un Vendée Globe qui va révolutionner la situation. Nous restons malgré tout en minorité. Il faut observer comment tout cela évolue et espérer qu’au fil des ans cette situation s’équilibre un peu plus.

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