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Un an après l’arrivée du Vendée Globe, l’équipe d’Isabelle Joschke replonge avec émotion dans ses souvenirs

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24/02/22
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Un an après l’arrivée du Vendée Globe, l’équipe d’Isabelle Joschke replonge avec émotion dans ses souvenirs

Rappelez-vous, le 24 février 2021, il y a un an jour pour jour, Isabelle Joschke franchissait hors course la ligne d’arrivée de la 9ème édition du Vendée Globe. A l’occasion de cet anniversaire, les membres de son équipe se remémorent les moments les plus marquants de la course.

A ce moment précis, on sait que l’on ne reverra plus l’IMOCA ni sa skipper pour plusieurs mois. On sait aussi que la course qu’ils s’apprêtent à vivre sera difficile. Le départ n’est que le début de l’aventure… - Marine Viau, coordinatrice générale

Le 8 novembre 2020 en baie des Sables-d'Olonne à 14 h 20, le coup d’envoi de la 9ème édition du Vendée Globe est donné. Un moment plein d’espoir et d’incertitudes marqué par une absence de spectateurs en raison de la COVID-19.  

Le départ est un moment très émouvant. Cette étape représente l’aboutissement d’un travail de plusieurs années avec toute l’équipe du projet. A ce moment-là, notre investissement prend une dimension très concrète. Il faut dire que le lancement de l’édition 2020 était particulier, dans le sens où il s’est déroulé à huis clos, avec un chenal déserté par la foule. Le brouillard présent ce matin-là contribuait à rendre cette atmosphère vraiment spéciale... Du côté de l’équipe technique, nous étions encore sous pression, concentrés sur les dernières manœuvres pour que tout se déroule le mieux possible. Au moment de dire au revoir à Isabelle, on ressent un mélange de stress et d’excitation. Tout devient subitement très concret. J’avais un peu la boule au ventre au moment où le zodiac accompagnateur a fait demi-tour pour rentrer au port, après avoir escorté le bateau. A ce moment précis, on sait que l’on ne reverra plus l’IMOCA ni sa skipper pour plusieurs mois. On sait aussi que la course qu’ils s’apprêtent à vivre sera difficile. Le départ n’est que le début de l’aventure… - Marine Viau, coordinatrice générale 

Le lundi 28 décembre 2020, après un début de course difficile suite à une avarie de balcon arrière, surmontée par la détermination d’Isabelle Joschke, la skipper s’impose à la 5ème place.  Un sentiment de réjouissance pour les membres du team technique.  

Spontanément, je pense au moment où Isabelle a pris sa place dans le top 5 du classement général. C’était aux alentours du 28 décembre, alors qu’elle se trouvait à proximité du point Némo, point « fictif » de l'océan le plus éloigné de toute terre émergée. Rappelons tout de même que notre skipper s’était démenée pour réparer le balcon arrière de l’IMOCA avant d’entrer dans les mers du sud. Malgré les avaries, elle n’a rien lâché et s’est battue pour remonter au sein de la flotte, jusqu’à titiller les leaders du classement. Pour l’équipe, assister à cette remontada était forcément un super moment. Nous étions fiers du travail accompli par tout le monde. Cela a été un super coup de boost ; nous avions le sentiment du travail bien fait, avec un bateau apte à démontrer de belles performances et moyennes de vitesse, et une skipper avec le couteau entre les dents, dans le match !  - Florian Giffrain, boat captain 

Je pense au moment où Isabelle est remontée dans les cinq premiers du classement, dans le Pacifique. Après un début de course en demi-teinte, elle a su mener sa monture et grappiller les places jusqu’à tutoyer le peloton de tête. A terre, on était dans une forme d’euphorie. Voir notre skipper ainsi dans le match, cela nous a portés ! On s’est mis à rêver d’un podium. Même si l’on sait bien que, jusqu’à la dernière minute, rien n’est jamais joué… - Jean-Marie Keryel, spécialiste composites 

Une centaine de jours après avoir quitté Port Olona et sous un grand soleil, Isabelle Joschke clôture ce tour du monde en solitaire, non classée mais avec beaucoup d’émotions et de fierté.  

Pour moi, le meilleur moment d’une course est toujours l’arrivée. Le départ est souvent synonyme de stress et, pendant la course, on ne sait jamais ce qui peut se passer. L’arrivée est donc toujours un moment très attendu, et celle d’Isabelle était vraiment super. On a senti toute la tension se relâcher. C’était son premier Vendée Globe, elle y allait en mode « warrior » et franchir la ligne, même hors course, était pour elle une délivrance. Son sourire et son enthousiasme étaient communicatifs ! Et puis on se souvient tous de ce rock d’anthologie avec Jean Le Cam, qui symbolise un deuxième point clé qu’est la reconnaissance des autres marins. Je trouve ça super que Jean lui ait fait ce cadeau-là ! - Germain Kerleveo, préparateur polyvalent  

Pour moi, le meilleur moment de ce Vendée Globe reste l’arrivée d’Isabelle aux Sables d’Olonne, le mercredi 24 février 2021. Bien que l’IMOCA MACSF termine hors course suite à l’escale technique au Brésil, cette arrivée reste mémorable. Voir le public présent, si nombreux malgré les restrictions sanitaires, acclamer une Isabelle rayonnante, sous un temps splendide… Nous avons pu partager ce grand moment avec toute l’équipe, notre sponsor et les proches d’Isabelle. Après le passage de la ligne et la remontée du chenal, on peut enfin souffler ; notre skipper est enfin à bon port, en sécurité, et son bateau aussi. Un Vendée Globe n’est pas une course anodine, aussi bien pour la skipper que pour l’équipe à terre. Loin d’être un long fleuve tranquille, cela ressemble plutôt à des montagnes russes, avec l’alternances de moments superbes, d’épreuves difficiles, de doutes, de pression, avec des hauts et des bas. Isabelle termine non classée, mais elle a tout de même bouclé son tour du monde en solitaire. Et ça, ce n’est pas rien ! - Alain Gautier, team manager 

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